Vendredi 21 Avril, Nous commençons notre dernière (mais pas des moindres) journée à Bourges. Nous démarrons avec le très Solaire Ariel Ariel, Inouïs 2017.

N’ayant pas eu encore l’occasion de voir Ariel sur scène nos questions tournerons essentiellement sur le travail réalisé sur ses visuels.

On remarque un important travail sur l’ensemble de tes visuels, qui sont très graphiques, pourquoi être parti dans cette direction ?

Je suis fan d’illustration graphique, j’ai toujours accordé autant d’importance aux visuels qu’à la musique. Je passe beaucoup de temps à travailler dessus, à chercher des visuels, des nouveaux artistes. J’étais en collocation avec une illustratrice qui me donnait pleins de références. J’aime beaucoup contacter des artistes étrangers aussi, juste pour dire bonjour, pour me présenter, pour qu’ils me donnent leurs références.
Le premier clip, je l’ai fait avec Nathanaël, qui était en Australie quand il a réalisé le clip. C’était hyper intéressant, on bossait sur skype, j’avais des idées, il nous demandait de filmer des trucs de notre côté, on a bossé principalement par mail et skype.Mon prochain clip (sorti quelques heures après notre entretien), c’est une fille que j’ai rencontré en Pologne, grâce à Instagram, qui l’a réalisé. J’ai été accueilli par deux personnes en Pologne, qui étaient par chance eux aussi dans le milieu de la musique. Du coup grâce à eux j’ai rencontré cette fille, Carolina. Je lui ai dis voilà il me faut un clip pour dans trois semaines, est ce que c’est possible ? Elle m’a dit oui. Et le voilàMon idée c’est toujours d’essayer de mettre en relation plusieurs artistes entre eux et de les faire se rencontrer, de les faire travailler sur le projet. Je trouve que ça marche bien, dans le sens où il y a un peu une émulsion.

Donc ton projet n’est pas que musical ?

Voilà, c’est ce que j’essaye de faire. Je vais pas dire que la musique est accessoire mais j’ai l’impression que maintenant il y a besoin de plus que la musique. Le deuxième Ep, par exemple, sera plus sur l’image. Sur le disque, j’aimerais bien arriver à faire une île interactive, où on pourrait se balader un petit peu et où on pourrait découvrir les nouveaux titres etc..

Quelles sont tes inflluences ? Autres qu’influences musicales.

Enfaite je situe assez mal les choses, j’ai pas vraiment de culture artistique autre que musicale. Je fonctionne au goût. J’esssaye de me forcer à aller voir des expositions, à chaque fois que je vais dans un autre pays je vais voir tous les musées. Je prend en photos pleins de trucs , et j’essaye de combiner tout ça.

Tu es plus sur l’image que sur l’artiste en lui même ?

Je suis plus du genre à faire des collages entre plusieurs artistes que j’aime bien. Notamment le clip de « Mon île » c’est un peu ça.

Est ce que tu as aussi travaillé le visuel de ta scénographie ?

J’aimerais beaucoup travailler sur la scéno. Ça va venir. Le projet en est à son début. Là, on a une formule à quatre comme vous allez pouvoir le voir cette après midi, on a une formule à deux qui se développe avec Blandine (chanteuse et claviériste) et une formule tout seul. Notamment dans la formule tout seul, je pense que je vais travailler sur une scéno et faire quelque chose de global. Mais pour l’instant non malheureusement.

Comment explique tu le temps qui il y a eu entre la sortie de l’Ep, la promo et le clip qui va sortir ?

Ça dépend comment on voit la temporalité. Pour moi, il y a pas beaucoup de temps qui s’est passé. C’est à dire qu’on a sorti l’Ep en Mai 2016, après la promo est arrivée, on a eu des retours de cette promo parfois longtemps après donc c’est reparti après. Les Inouïs se sont fait à ce moment là du coup la promo est revenue donc là j’ai l’impression que c’est un peu une continuité. On va dire que l’Ep c’est un peu étalé sur cette année là et le troisième clip vient clôturer ce disque pour préparer la suite.

En parlant de la suite, tu as d’autres projets en tête ?

 Je suis en train de préparer un nouveau disque pour probablement l’année prochaine. Il y aura aussi évidement pleins de choses visuels autour. Ça prend du temps mais ça va être bien.

Ton premier Ep est très en rapport avec la Martinique, est ce quelque chose que tu vas garder 

Oui, je pense que c’est quelque chose que je vais développer. Evidemment les influences créoles, tu parlais de Martinique, je préfère parler vraiment de la langue créole. L’idée c’est de parler d’une île fantasmée et d’essayer de trouver une façon de parler de cette île à travers des chansons qui sont sur d’autres thèmes. Ça va être le fil conducteur du prochain disque si ce n’est pas du projet en lui même.

Tu as fait ou fais toujours parti de différents projets autre que celui d’Ariel Ariel ?

Oui j’ai pleins de projets, j’ai toujours eu pleins de projets. Je joue dans « Pendentif, » beaucoup moins artistiquement aujourd’hui mais toujours là. Pour « Cliché », j’étais plus remplaçant. J’ai plusieurs casquettes. Je peux m’adapter dans plusieurs styles différents. En ce moment j’accompagne un artiste de Hip Hop « Charles X ». J’ai aussi joué dans le groupe de Blandine qui s’appelle « Sahara ». Donc voilà il y pleins de choses qui me font rencontrer pas mal de gens et me font jouer dans pleins d’endroits différents. Je pense que c’est super important. C’est difficile de ne pas se perdre parfois mais je suis en ce moment dans cette démarche là.

Nous retrouvons quelques heures plus tard Ariel Ariel sur scène. Nous sommes plutôt surpris du live qui, au final, est beaucoup plus pop-rock que ce à quoi nous nous attendions. Le timide Ariel rencontré durant l’interview semble complètement transformé, une très belle énergie partagée sur scène avec sa claviériste Balndine. A suivre!

 

 Lucie et Marie