Blossoms c’est un groupe anglais qui nous vient du côté de Manchester, de Stockport pour être précis.
Blossoms ce sont cinq garçons : Tom au chant, Charlie à la basse, Josh à la guitare, Joe à la batterie et Myles au clavier.
Je les retrouve en train de chahuter joyeusement, entassés sur un canapé, sortant des balances.
Le groupe s’est formé en 2013. Ils viennent tous du même coin et se sont rencontrés dans leur adolescence. Ils se connaissaient tous vaguement, ont joué dans différents groupes, avant de se retrouver tous ensemble dans Blossoms.

Frédérique : Vous avez un album à votre nom, qui s’appelle d’ailleurs Blossoms. Est-ce que vous pensez être au début de votre carrière et est-ce que vous pensez déjà avoir trouvé votre identité sonore ?

Blossoms : Oui on est vraiment au début, en tout cas on espère que ce n’est que le début. On veut durer ! On pense en tout cas avec trouvé notre son du moment. On a notre propre son, mais tout ça va évoluer avec le temps.
On est ouverts à de nouvelles choses.
Pour le moment en tout cas, c’est comme ça qu’on sonne et ça semble fonctionner pour nous.
En fait on a déjà évolué musicalement, en gardant les mêmes mélodies et les mêmes thèmes, mais nos inspirations, nos influences et certains instruments ont changé, comme les claviers par exemple. Les nouvelles rencontres que l’on fait viennent nourrir notre musique.

F : Vous êtes assez nombreux. Comment ça marche lorsque vous composez des morceaux ?

B : C’est Tom qui écrit les chansons, les textes, et ensuite chacun y amène sa partie et y intègre son instrument.

F : Si vous deviez choisir un titre qui vous représente, que vous feriez écouter à quelqu’un qui ne connaît pas votre musique ?

B : Sûrement « Charlemagne ».

C’est un mélange de disco, de mélodie entêtante et d’un style de chant un peu plus agressif.

C’est le titre de transition entre ce que l’on faisait auparavant et ce que l’on fait maintenant. C’est le morceau qui introduit le reste de l’album.

F : Vous êtes souvent décrits comme un groupe pop ou pop indé, ça vous représente ?

B : Nous sommes un peu de tout. Mais oui, on aime la pop ! Il y a aussi des éléments plus rock dans notre musique, avec les guitares, un son un peu plus agressif par moments. On aime ce mélange des deux.

Par exemple notre morceau « Deep grass » est vraiment fait de plein de sonorités et de styles différents : hip hop, rock, un peu électro…

On reste globalement dans un style, mais c’est un style assez large et nous n’avons pas peur de toucher à d’autres choses. Il ne faut pas se mettre de limites. On écoute beaucoup de hip hop et on s’amuse à reprendre certains éléments.

F : Vous évoquez le hip hop, quels groupes et quels artistes vous écoutez ?

B : Beaucoup de RnB des années 90 et début 2000 : Mario (« Let me love you »), Biggie, Notorious B.I.G., Tupac… Et des trucs plus récents : Frank Ocean, Childish Gambino, etc.

F : Vous avez fait complet au Village Underground (à Londres) ?

B : Oui ! Mais ça date ! On a réussi à faire d’autres complets depuis (rires). Mais c’est un super lieu.

F : Il y a des lieux qui vous ont particulièrement marqué ou que vous affectionnez ?

B : Le Royal Albert Hall ! On ne peux pas ne pas aimer jouer là-bas.

F : Vous êtes passés par Paris, Luxembourg, Amsterdam, Bruxelles avant d’arriver ici. C’est la première fois que vous faîtes une tournée en Europe ?

B : On a déjà tourné en Europe mais en tant que première partie, pour Jake Bugg notamment. Mais là oui, c’est notre première vraie tournée.

F : Quelle est la suite du programme ?

B : On va à Barcelone demain. Nous avons encore 3 semaines de tournée devant nous. Et en avril on part jouer aux États Unis, sur la côte ouest. On va jouer au festival Coachella aussi.

F : Plein de choses à l’horizon !
Pour en revenir à votre premier album, les morceaux sont sortis de façon assez espacée, sur plusieurs années. C’était une volonté de votre part ?

B :  Pas vraiment. En fait nous n’étions pas encore signés, alors on a commencé à sortir des singles nous-mêmes, avec nos propres moyens. On sortait un single tous les trois ou quatre mois dans l’espère qu’un label nous signe. Et au bout d’un an ça a marché. Du coup on a construit notre album a partir de ces morceaux et on a continué à en écrire d’autres qui s’y sont ajoutés.

F : C’est un album éponyme.

B : Oui, tous nos groupes préférés ont un album éponyme, on s’est dit pourquoi pas nous. Et cet album a mis longtemps à se faire, justement avec ces titres qui sont sortis sur une longue période, du coup le fil conducteur c’était juste notre groupe, la mise en place de Blossoms.

F : Blossoms, l’album, est sorti en C.D., en version téléchargeable, en vinyle et aussi en cassette, c’était votre idée ?

B : Oui, c’est carrément cool les cassettes !

F : C’est un support qui revient en grande force j’ai l’impression.

B : Oui, il y a un revival de la cassette et des supports vintage. On voulait juste proposer le plus de supports différents, que chacun y trouve son compte.

F : Vous avez un autre album en préparation ?

B : Oui, on a commencé à écrire des titres pour le prochain, qu’on espère enregistrer dans le courant de l’année. Mais on ne sait pas encore pour quand la sortie sera, on ne veut pas se mettre la pression.

C’est comme ça que je les quitte.  
On sent qu’il y a plein de choses en préparation et que l’on entendra parler d’eux encore. 

Frédérique Aubert