1ère ÉDITION

La semaine passée, le festival TRANSFER, nouveau projet de Médiatone et du Transbordeur, lançait sa toute première édition.
Avec sa programmation un peu déroutante : difficile de discerner une ligne artistique, des groupes aux sonorités similaires… il se décrit comme un festival « indie et intrépide, rock et électro ».
Voici le récit d’une soirée en immersion au coeur de TRANSFER.
Vendredi soir, j’arrive au Transbordeur pendant le set de Shame. Une ambiance beaucoup plus rock que ce à quoi je m’attendais. Le public est là, même si la salle est loin d’être comble, et les gens entrent doucement dans l’ambiance. L’énergie que le groupe donne sur scène se propage petit à petit à la foule.
La bière coule à flots, les gens font la queue au food truck.
On sent l’excitation qui monte : bon nombre de gens sont venus pour le prochain groupe, Cage The Elephant. La foule se presse quelque peu pour aller devant la scène. Noir. Boom, une arrivée toute en énergie, les fans crient. Dans une ambiance survoltée, les premiers pogos se lancent. Plusieurs personnes s’essaient au crowd surf (slam) sans grand succès. Une atmosphère un peu adolescente, frivole, on sent que c’est bel et bien le moment phare de la soirée. On entend retentir les paroles, chaque morceau est reconnu par le public et les ‘ouh ouuuh » résonnent de plus belle pendant Trouble, un des titres de leur dernier album en date « Tell me I’m pretty now ». Un vrai show se déroule sur scène. Et Matthew Shultz, le chanteur, offre à tous une vraie leçon de crow surfing, à genoux, porté par la foule, histoire de nous montrer comment c’est fait.
À la fin de leur set, ils nous pressent d’aller voir leurs compatriotes de Twin Peaks qui se lancent sur la petite scène.
C’est un peu la cohue, entrent ceux qui viennent s’abreuver, ceux qui traversent la foule pour atteindre les toilettes et ceux qui veulent écouter le groupe. Un beau bazar et du coup un set qui passe un peu à la trappe, malheureusement. Les cinq garçons, pas décontenancés pour autant, offrent une belle prestation.
Après ça, changement d’ambiance, on passe à l’électro, et c’est Kelly Lee Owens qui lance la suite de la soirée. La transition se fait avec un peu d’hésitation mais il ne faut finalement pas tant de temps pour que les gens se mettent à danser. Je crois que sa prestation ne rend pas justice à sa musique, au côté planant et onirique qu’elle peut avoir.
C’est Il est Vilaine qui prend la suite. On appréciera le jeu de mot douteux. Un duo électronique qui arrive à faire taper du pied le public.
Et la clôture avec un DJ set de Hot Chip. Attendu avec impatience, ce sera un poil décevant finalement. Mais à cette heure là de soirée, la foule imbibée d’alcool se laisse aller sur une piste de danse qui s’est bien vidée au cours de la soirée.
Bilan de la soirée, un peu mitigé, mais qui sait, une prochaine édition pourrait amener des surprises et finir de convaincre les sceptiques ? À voir…
Frédérique Aubert