Epicerie Moderne, Feyzin, le 6 Octobre 2016

Nous profitons du passage à Feyzin des jeunes parisiens Papooz aux accents pop tropicool, pour parler musique et autres joyeusetés. C’est tout d’abord avec un retard dans les balances que j’attends Armand Penicaut, et Ulysse Cottin après quelques notes sur le clavier vintage des loges de l’épicerie moderne (vidéomaton en ligne ici) que nous démarrons l’interview.

Pouvez-vous nous dire comment Papooz a été créé ?

Ulysse : Papooz ça a démarré à partir de notre rencontre, d’Arnaud et moi. On se voyait une fois par semaine le mardi soir dans un fanzine qu’on voulait faire à l’époque. Un mélange de potes et d’artistes, on partageait nos idées, nos envies. Puis petit à petit on a commencé à faire de la musique et un manager nous a repéré car on avait une résidence au Pompon à Paris.

Avant votre rencontre vous faisiez de la musique chacun de votre côté ?

Ulysse : Alors moi je n’en faisais pas spécialement, j’écrivais beaucoup, de la poésie, des textes et Armand quant à lui avait un groupe et l’a quitté pour monter Papooz. À vrai dire c’est lorsqu’un soir on a pris du LSD ensemble que l’inspiration est venue et le lendemain Armand quittait son groupe. Tu sais c’est comme une révélation des sixties…

Armand : Avec ton carnet on dirait un psy, c’est trop drôle…

En effet, je suis un peu trop sérieuse alors qu’on parle de psychotropes. Comment décririez-vous votre musique, vos influences ?

On se nourrit de pleins de styles musicaux, c’est de la pop en grande partie, mais évidemment on ne fait pas un genre typique, pas de funk typique, ou de bossa nova franc parlé. C’est de la pop musique qui mélange tous les genres que nous apprécions, qui sont je pense la bossa nova, le jazz, la soul. Tous les chanteurs de soul nous inspirent, tels que Ottis Redding ou Shaggie Otis, les vagues West Coast de manière générale. On est influencés par ce méli-mélo qu’on traduit dans nos morceaux, ce qui donne notre pop musique.

Et pourquoi écrire les textes en anglais ?

Parce qu’on écoute beaucoup de morceaux en anglais, et qu’on est fans de cette culture. On a donc envie de reproduire ce dont on est fans.

Et alors, ce nom Papooz, d’où vient-il ?

Ulysse : Armand a dit un jour « Papooz » et moi j’ai été assez bête pour dire ok ! Non, je rigole, au contraire aucun brainstorming n’a été fait, c’est l’anti-réflexion du nom. En Anglais « papoose » ça signifie le berceau pour porter les bébés sur le dos, mais nous ça ne veut rien dire vu qu’on a mit un « z » et il n’y a pas de référence à ça.

Armand : Un petit papoose veut dire un enfant amérindien, tu auras appris quelque chose. Mais voilà, c’était surtout sonore et graphique comme nom, ça sonne festif pour nous.

Ce soir, d’ailleurs il y a co-plateau assez fun entre Papooz et The Pirouettes, ça nous rappelle une combinaison de Scrabble…

Armand : Ça fait colonie de vacances !
Ulysse : C’est le clan des jaunes et des verts, c’est Koh-lanta ce soir !
On est déjà entrain de leur piquer leur sondier, on va gagner.

Vous vous connaissiez, avec le groupe ?

Armand : Moi je connaissais le chanteur qui est le batteur d’Adam Green aussi.
Ulysse : On a des amis en communs à Paris mais on ne se connait pas personnellement.

Après avoir déjà joué un peu partout en France et la future tournée qui arrive. Avez-vous une préférence par rapport à une scène, une date ou un festival pour jouer ?

On a aucune préférence. On a fait de gros festivals comme de petites scènes en France, et ça peut être tout aussi drôle de jouer dans un vieux rade comme dans une super scène, tout peut se passer. Bon, c’est sûr que les petits lieux, tu as plus de chance que ça sonne mal par contre c’est confiné, on aime bien ça. Après, les grandes scènes restent jubilatoires, je pense que l’on a pas de préférences.

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Et ce soir vous le sentez comment ?

On est super heureux d’être là, c’est le début de notre tournée, on est arrivés en van tout excités ! Si on pouvait remplir la salle, je crois qu’on en pleurerait. Certains ont plus peur qu’autre chose, nous on est pleins d’excitation.

Depuis la sortie de votre album « Green Juice » en juin dernier, est-ce que des changements ce sont opérés, de nouveaux projets peut être ?

Armand : On va jouer au Japon ! Et déjà là, pendant deux mois on est pris par la tournée. On a signé chez Sony il y a un mois, et on avance sur le deuxième album.
Ulysse : Après j’ai des projets personnels, un projet de musique expérimental, j’ai fait un peu de musique de pub et de films aussi. Mais là, ce qui compte, c’est la tournée !

Green Juice, l’album actuel, que raconte t-il ?

Il n’y a pas l’idée d’un album ultra-conceptualisé à la Abbey Road. Le titre sonne exotique et tropical parce qu’on le voulait comme tel.

Ultra-vitaminé et qui a de l’énergie ?

Ulysse : Alors le terme « vitaminé », ça a tendance à m’énerver. Oui on fait une pop qui a de l’énergie mais il y a aussi et surtout une émotion et quelque chose qu’on a à dire. C’est pas que de la joie pure, il y a aussi des contrastes d’émotions. Par exemple sur notre album, Toria’s Song sonne plus mélancolique et badass, Brother aussi est plus dark et groovy.

Est-ce que vous avez une préférence de titre sur votre album ?

C’est sûr qu’on a des préférences car il y a des morceaux dont on est moins fiers, j’espère qu’on fera un deuxième album dont on sera entièrement satisfait.
Ulysse : Moi j’aime beaucoup Toria’s song qui est un morceau que chante Armand.
Armand : Moi c’est Green Juice, la chanson éponyme de l’album !

Shirley FRESH